Les bases de l’enseignement et les définitions

Le Bouddha n’est ni un dieu, ni un prophète, ni l’incarnation de Dieu, mais un être humain qui a acquis une sagesse parfaite et a découvert le chemin pour sortir de la souffrance, par ses propres efforts.

Son enseignement, quand il est suivi et pratiqué comme il le devrait, n’est ni une religion, ni une philosophie. C’est comme un livre de mécanique qui explique comment ouvrir le moteur d’une voiture, pour en comprendre les différentes parties, les modifier, les remplacer. Le livre décrit comment démonter complètement la voiture, pour comprendre ce qui la compose et ce qu’elle est vraiment. L’enseignement du Bouddha permet, à celui qui s’y consacre, d’apprendre à regarder à l’intérieur de soi, pour comprendre qui on est vraiment et comment trouver la vérité et la sagesse.

Le livre de mécanique à lui seul ne peut pas réparer une voiture; tout comme il est inutile de prier l’auteur de ce livre. Pour cette raison, dans cette pratique, nous n’avons aucun rite ou rituel, nous ne possédons pas de statue du Bouddha et nous ne récitons ni prière, ni mantra. Nous voulons devenir des mécaniciens de l’esprit, et l’enseignement du Bouddha est notre guide.

Le cœur de cet enseignement est concentré en ces Quatre Nobles Vérités:

1. La souffrance (naissance, vieillesse, mort, tristesse, douleur)

2. La cause de la souffrance (désir)

3. La cessation de la souffrance

4. Le chemin qui mène à la cessation de la souffrance. Ce chemin, connu comme le Sentier octuple, consiste à cultiver les huit aspects suivants:

1. Compréhension juste

2. Pensée juste

3. Parole juste

4. Action juste

5. Mode de vie juste

6. Effort juste

7. Méditation juste

8. Concentration juste

Anicca (impermanence, changement), Dukkha (souffrance), Anata (pas de Moi), sont les trois enseignements fondamentaux du Bouddha.

Dans le Bouddhisme, « Kamma » signifie « actions ». Chaque action que nous faisons – incluant les pensées, la parole, et les actions physiques – est appelée Kamma.

La loi du Kamma signifie que nous sommes héritiers de nos propres actions.

En d’autres mots, « fais du bien, récolte du bien (avec intérêt). Fais du mal, récolte du mal (avec intérêt). »

Kamma (actions), donne des résultats et engendre des conséquences avec le temps. Le résultat de votre action sera différent selon la nature de l’action qui a été faite; de la même manière, si on plante une semence de pomme, on récoltera des centaines de pommes dans quelques années; si on plante une semence de concombre, on récoltera des concombres, si on plante des graines de chardon, on récoltera des chardons.

La loi du Kamma signifie que nous sommes tous des jardiniers qui plantons des semences en permanence, il nous faut donc être prudents et ne planter que les semences de fruits que nous souhaitons récolter.

Pas de foi aveugle

Il y a une différence importante entre l’enseignement du Bouddha et la plupart des religions du monde. Alors que la majorité des religions demandent à leurs disciples d’avoir une foi en une divinité ou en une force surnaturelle sans n’avoir jamais vu aucune preuve de leur existence, le Bouddha décourage activement une telle foi aveugle. La manière de décider que croire et qui croire est écrite dans les lignes directrices du Kalama Sutta:

1. Ne sois pas guidé par les nouvelles ou les comptes rendus.

2. Ne sois pas guidé par les traditions.

3. Ne sois pas guidé par les rumeurs.

4. Ne sois pas guidé par l’autorité des textes.

5. Ne sois pas guidé par la logique.

6. Ne sois pas guidé par un simple raisonnement.

7. Ne sois pas guidé par une apparence.

8. Ne sois pas guidé par un simple accord à une théorie familière.

9. Ne sois pas guidé par une première impression.

10. Ne sois pas guidé par la pensée « C’est mon professeur ».

Au contraire, toute la foi devrait être basée sur ce que nous pouvons voir par nous-mêmes. Comme avec le livre de mécanique, c’est seulement lorsque le moteur est ouvert et que nous voyons ce qu’il y a à l’intérieur que nous pouvons enfin comprendre et voir par nous-mêmes ce qui est écrit dans le livre. C’est ce que nous voulons dire par « Voir, c’est croire » (Seeing is believing).

Moralité

Si nous désirons être heureux dans la vie et avoir l’esprit en paix, il est primordial d’éviter les actions qui blessent les autres. Avec cela à l’esprit, il est naturel de suivre les cinq préceptes:

1. S’abstenir de tuer tout être-vivant

2. S’abstenir de voler

3. S’abstenir d’inconduite sexuelle

4. S’abstenir de mentir

5. S’abstenir de tous intoxicants

Pour des explications plus détaillées de ce code de moralité, lisez cet article. (mettre le lien)

Le Bouddha enseigne le chemin pour sortir de Samsara, qui est le système dans lequel chaque être vivant naît et meurt au travers de cycle infini de vie après vie.

Renaissance

Il est important de comprendre que le cycle de naissance et de mort n’est pas le même que la celui de réincarnation. La réincarnation implique que chaque être possède une âme: un « moi » permanent et essentiel qui est transporté d’une vie à l’autre et qui demeure toujours le même. Le Bouddha enseigne qu’il n’y a pas de moi permanent ou d’âme qui est portée d’une vie à la prochaine. Dans le cycle de renaissance, l’esprit et le corps meurent et ce qui est transporté d’une vie à l’autre est le Kamma, les bonnes et les mauvaises qualités et la conscience. De la même manière que lorsqu’une bougie touche à sa fin, vous pouvez transférer sa flamme à une nouvelle; la cire et la mèche sont consommées, elles n’existent plus, mais la flamme perdure.

Corps et Esprit – les Cinq Agrégats

Ce que l’on appelle « JE », ou « MOI », peut être divisé en cinq parties:

1. Rupa (Corps)

2. Vedana (Sensations agréables/désagréables, la mère de toutes les émotions)

3. Sanna (Mémoire telle une « carte mémoire »)

4. Sankhara (Intention d’une action, incluant les pensées, les paroles, les actions physiques)

5. Vinnana (Connaissance ou conscience des sens – œil, oreille, nez, langue, corps et esprit)

Le principal but de la pratique de la méditation est de réaliser que chacune de ces choses est impermanente, est source de souffrance et n’est pas moi.